Archives par mot-clef : RDC

RDC : l’UNPC appelle la classe politique à « un sursaut d’orgueil pour appliquer l’accord politique » -

Les journalistes et responsables des medias, membres de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), appellent le président de la République ainsi que la classe politique congolaise dans sa diversité à un « sursaut d’orgueil  pour engager le pays dans la voie de la normalité par l’application de l’accord politique du 31 décembre ».

Dans une déclaration faite jeudi 23 mars, à l’occasion du 46e anniversaire de cette organisation de la presse, son président, Kasonga Tshilunde estime que l’accord de la Saint Sylvestre reste « la source de légitimité des institutions jusqu’à la tenue des élections dans un délai proche ».

Pour l’UNPC, la crise politique qui caractérise actuellement la RDC est « consécutive à la non organisation dans le délai constitutionnel des élections générales prévues en 2016 ».

Les professionnels des medias, ajoute-il,  s’engagent à « jouer pleinement leur rôle d’éveil de conscience » en vue de l’application de cet accord.

http://www.radiookapi.net

Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

RDC: Les journalistes “incités” à ne pas évoquer les massacres dans la province du Kasaï

Au Kasaï central, les journalistes qui rapportent sur les massacres commis par les miliciens du groupe “Kamuina Nsapu” et les Forces armées de la RDC (FARDC) font face à des menaces de mort immédiates.
Les images atroces des soldats des FARDC massacrant un groupe de personnes armées de simples bâtons et lances-pierres dans la province du Kasaï central ont fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours. Mais cette vidéo, apparemment filmée par un soldat congolais, est l’un des rares témoignages les plus récents des violences dûes aux soldats et aux groupes d’auto-défenses locaux, qui endeuillent la région depuis de nombreux mois déjà. Avant que ce document ne rende indéniable les massacres en cours dans la région, il était quasiment impossible aux journalistes de l’évoquer et c’est encore à ce jour, une cause immédiate de menaces.
Au moins quatre journalistes de la région de Kananga ont ainsi été pris à partie au cours de la semaine passée. Deux d’entre eux ont dû fuir la région pour se mettre à l’abri. Une omerta assumée aux plus hauts échelons de l’Etat, puisque le ministre de l’Information congolais, Lambert Mendé, a lui-même qualifié cette vidéo de supposé “montage” avant de reconnaître certains “excès” de la part des soldats congolais.
“Nous demandons à toutes les parties au conflit de respecter le droit des journalistes à enquêter et à informer la population congolaise et le monde des atrocités au Kasaï Central, déclare Clea Kahn-Sriber de Reporters sans frontières. Témoins essentiels, ces derniers doivent pouvoir travailler librement afin d’informer et de dénoncer ces massacres de population qui se déroulent en toute impunité”.
Dans un communiqué publié le 13 février 2017 Journaliste en Danger (JED), organisation partenaire de RSF, avait déjà dénoncé les menaces dont faisaient l’objet deux journalistes de la région.
Sosthène Kambidi de la Radio Télévision Chrétienne (RTC), de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central avait été suivi et menacé par des soldats congolais pour avoir publié des informations faisant état du massacre d’une trentaine de personnes commis par des miliciens locaux du groupe “Kamuina Nsapu”. Fabrice Mfwamba, de la Radio Communautaire Moyo, station de Tshimbulu, à 160 Km de Kananga avait lui été menacé par des miliciens après avoir informé d’une opération des FARDC contre lesdits miliciens. Ils l’accusaient de collaboration avec les FARDC…
Depuis cette publication, les menaces se sont poursuivies. André Kambala de la radio onusienne, Radio Okapi a ainsi été pris à partie verbalement par le directeur provincial de la Direction générales de migrations (DGM) pour avoir évoqué les violences. Berry Mulanda de la radio communautaire Dibaya Tabala de Tshimbulu, épicentre des violences, a été menacé de décapitation par les miliciens de la localité.
Depuis le 12 août 2016 et l’assassinat par des policiers congolais du chef coutumier Kamina Nswapu de la région de Tshimbulu, qui contestait l’autorité du gouvernement de Kabila, ses partisans ont pris les armes contre les forces de l’ordre. Plusieurs Etats ont condamné ces violences et appelé le gouvernement congolais à enquêter sur les massacres. Le gouvernement congolais continue de dénoncer des manipulations et se cache derrière sa souveraineté pour repousser les appels à la justice.
L’étau se resserre sur les médias dans le pays alors que le gouvernement est critiqué par l’opposition, la société civile et les observateurs internationaux, pour son manque de bonne volonté dans les négociations en cours pour la constitution d’un gouvernement de transition. Pour rappel, le signal de Radio France Internationale (RFI) à Kinshasa est maintenant coupé depuis plus de quatre mois.
La RDC occupe le 152ème rang sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse 2016 établi par RSF.
Source: Reporters sans frntières (Paris), Site, 21 fév. 2017

www.mediafrica.net

Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

RDC : au moins 87 cas d’attaques contre les journalistes recensés par JED

Journaliste en Danger (JED).

Journaliste en Danger (JED).

Dans son rapport annuel 2016, l’ONG Journaliste en danger (JED) dénonce la «montée» des attaques ciblées contre la presse en RDC.

Ce document publié, mercredi 2 novembre à l’occasion de la journée internationale contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, contient au moins 87 cas d’attaques contre les journalistes et les médias recensés  par JED dans les 26  provinces du pays.

A travers son service de monitoring, cette organisation rapporte qu’au cours des manifestations initiées par l’opposition, les 19 et 20 septembre derniers, au moins une dizaine de professionnels des médias ont été attaqués ou interpellés  par des éléments des diverses forces de sécurité.

Ils ont été malmenés, battus, leurs matériels de travail endommagés, et détenus pendant de longues heures dans des camps militaires, indique le JED.

Par ailleurs, cette ONG constate qu’à l’approche des échéances politiques majeures,  aucune mesure, ni politique, ni juridique n’a été prise dans le sens de renforcer la liberté de la presse qui demeure fragile.

A lire aussi :RDC: 15 journalistes emprisonnés en 6 mois, selon JED

Dans le cadre de la journée de lutte contre l’impunité des attaques contre les journalistes,  JED saisit l’occasion pour dénoncer la «prise en otage» depuis plusieurs mois, des médias proches de l’opposition pour des raisons politiques «inavouées».

Elle demande au président de la République d’ordonner la réouverture de ces medias illégalement fermés, afin de  mettre fin au calvaire des journalistes contraints au chômage.

La journée internationale contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes a été instaurée par les Nations unies en mémoire de deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués dans le nord du Mali, il y a exactement trois ans passés.

La liberté de la presse est violée au Nord-Kivu, selon JED

Le Nord-Kivu fait partie des provinces ayant battu le record en nombre de cas de violation de la liberté de la presse l’année 2016, a déclaré mercredi 2 novembre  à Goma, le représentant local de Journaliste en danger (JED), Tuver Wundi.

«Le Nord-Kivu arrive en troisième position de mauvais élève  par rapport à la promotion de la liberté de la presse. Beaucoup de cas y ont été recensés notamment la confiscation de matériels, les menaces verbales contre les journalistes, interdiction de fonctionnement de certaines chaines… », a-t-il indiqué.

D’après lui, la situation que traverse la province a été pour beaucoup dans ces différentes violations de liberté de la presse.

«Nous savons qu’il y a une plainte de la famille de Shamwami qui a été déposée auprès des services compétents, mais on n’a jamais ouvert un dossier. Il en est de même pour le cas de Kambale Kitolwa de Kirumba, on n’a jamais ouvert une instruction en justice depuis 4 ans», a ajouté M.Wundi.

www.radiookapi.net

Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

FFJ salue la libĂ©ration d’un journaliste burundais dĂ©tenu en RDC pendant près d’une annĂ©e

COMMUNIQUE
Freedom for journalist (FFJ), organisation de dĂ©fense et de promotion de la libertĂ© de la presse salue la libĂ©ration, samedi 1er octobre 2016, d’Egide Mwemero, journaliste Ă  Radio publique africaine (RPA), une station Ă©mettant Ă  Bujumbura, capitale du Burundi.
 Mwemero a Ă©tĂ© accusĂ© par le parquet d’espionnage et sĂ©jour irrĂ©gulier en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC). Les autoritĂ©s provinciales avaient justifiĂ© son arrestation pour des raisons sĂ©curitaires et accusĂ© la radio de propager des propos menaçant sĂ©rieusement la paix au Burundi.
DĂ©but novembre 2015, le journaliste avait Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă  Kinshasa oĂą il a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© près d’un mois dans une prison militaire avant d’ĂŞtre transfĂ©rĂ© Ă  la prison centrale de Makala, sans ĂŞtre prĂ©sentĂ© devant un tribunal.
était détenu dans les geôles de Kinshasa depuis dix mois après avoir été arrêté à Uvira, ville congolaise, frontalière avec le Burundi.
FFJ s’Ă©tait opposĂ© Ă  des dĂ©marches d’extradition entamĂ©es Ă  son encontre en octobre dernier.
ArrĂŞtĂ© le 13 octobre dernier par des membres se rĂ©clamant de l’Agence nationale de renseignements de la RDC (ANR), le reporter rendait visite Ă  une radio congolaise partenaire, Le Messager du Peuple, qui diffusait depuis quelques temps un magazine politique produit par la RPA.
Le journaliste a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en compagnie de deux autres journalistes alors qu’ils rĂ©alisaient un magazine d’informations gĂ©nĂ©rales sur le Burundi en Kirundi, une langue commune Ă  celle parlĂ©e au Sud Kivu en RDC. Depuis le 5 octobre, les deux autres journalistes ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s, mais Egide Mwemero Ă©tait, jusque-lĂ , en dĂ©tention.
FFJ
Téléphone : 00243 998167713
Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

La résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations unies expliquée aux Journalistes de Kisangani

Kisangani, le 13 juillet 2016 – Le Bureau de l’information publique de la MONUSCO, à Kisangani, a organisé ce mercredi un café de presse sur le contenu de la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations unies ; une résolution adoptée le 30 mars 2016 et  qui proroge le mandat de la MONUSCO jusqu’au 31 mars 2017.

L’orateur du jour, M. Guy Karema, responsable du Bureau de l’information publique, a expliqué que cette résolution, dont le dispositif compte 52 paragraphes de fond, parle, outre le mandat de la MONUSCO, de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération dans la Région des Grands Lacs; de la situation politique dans le pays ; des droits de l’homme ; des groupes armés ; de la protection de l’enfance et des violences et sévices sexuels ; de l’accès humanitaire ; de l’appui au Groupe d’experts ; de la stratégie de retrait de la MONUSCO et des rapports du Secrétaire général.
M. Guy Karema a par la suite développé ce qu’il appelle les grands axes de cette résolution, à savoir, les priorités stratégiques de la MONUSCO ; les  tâches prioritaires de la MONUSCO ;  les autorisations accordées à la MONUSCO et la Stratégie de sortie de cette dernière du pays.
M. Guy Karema a insisté sur le fait que les priorités stratégiques de la MONUSCO sont de contribuer dans deux domaines importants: la protection des civils et la stabilisation de la situation,  grâce à la mise en place d’institutions étatiques opérationnelles, professionnelles et responsables et grâce à l’appui à la création de conditions propices à la tenue d’élections pacifiques et crédibles dans les délais prévus.
« La MONUSCO est appelée à fournir une assistance technique et un soutien logistique pour la révision des listes électorales et la tenue des élections; ce soutien devant être évalué en permanence en fonction des progrès accomplis par les autorités congolaises dans la conduite des opérations électorales », a dit M. Guy Karema.
Il a précisé que le Conseil de Sécurité des Nations Unies invite donc la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à publier un calendrier complet révisé couvrant la totalité du cycle électoral et demande au Gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement un budget et un code de conduite pour les élections et d’actualiser les listes électorales en toute régularité afin que les élections puissent se tenir dans les délais, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016.  M. Guy Karema a ajouté que le Conseil de Sécurité des Nations unies, appuyant  la décision de l’Union africaine, demande aussi à toutes les parties prenantes d’engager un dialogue politique ouvert et sans exclusive sur la tenue de l’élection présidentielle, conformément à la constitution.

Des échanges très nourris ont suivi cette présentation de la résolution 2277 par le responsable du Bureau de l’information publique. Les préoccupations ont porté notamment sur la stabilisation du pays, le retrait de la MONUSCO du pays, le rétablissement de la paix et la sécurité dans l’est du pays, le dialogue politique national et le processus électoral en cours en RDC. Toutes les questions posées dans ce café de presse, auquel une trentaine de journalistes des organes de presse de la place ont participé, ont reçu des réponses satisfaisantes.

Dorcas Kanku

www.monusco.unmissions.org

Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Revue de presse-Forum des As : «Etienne Tshisekedi : Allons au dialogue»

Le discours d’Etienne Tshisekedi à l’ouverture mercredi du conclave de l’opposition à Bruxelles est largement commenté par les journaux parus jeudi 9 juin à Kinshasa.

Le conclave de l’opposition a effectivement ouvert ses portes mercredi 8 juin à Bruxelles devant environ quatre-vingts représentants aussi bien de l’Opposition que de la diaspora, rapporte Forum des As.

Le journal qui s’appuie sur le reportage d’un correspondant de RFI, rapporte que dans son discours d’ouverture de cette rencontre, Etienne Tshisekedi a convié son auditoire à participer au très attendu dialogue politique en RD Congo.

A en croire la même source citée par le quotidien, Etienne Tshisekedi a déclaré qu’à la date du 19 décembre prochain, l’actuel président en exercice, Joseph Kabila, devra rendre le pouvoir sans préciser à qui Joseph Kabila devra rendre ce pouvoir, fait observer le quotidien. Une déclaration faite donc pour détendre l’atmosphère après les dissensions apparues quelques heures avant l’ouverture du Conclave, commente le tabloïd sans donner plus de précisions sur ces dissensions.

Pour le quotidien, le discours de l’opposant historique n’est rien de plus que du remake et du déjà entendu qui n’a «rien d’original».

Le Phare précise qu’Etienne Tshisekedi, qui est arrivé à 19 heures 30 locales, a posé deux actes significatifs sur le plan politique : il a effectué le tour de la table d’honneur occupée par les chefs des principales délégations politiques pour serrer la main à chacun d’eux. Ensuite, il est revenu sur les deux principes fondamentaux du respect du délai constitutionnel et de la constitution elle-même telle que votée en 2006 lors du référendum, renseigne le quotidien.

Dans son adresse aux participants, Etienne Tshisekedi a notamment soutenu la nécessité de joindre au médiateur Edem Kodjo quatre délégués de la communauté internationale, notamment celui de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, des Etats-Unis d’Amérique et des Nations-Unies, pour que les décisions qui sortiront du dialogue soient réellement appliquées.

Dans son discours d’ouverture retraçant les grandes lignes de l’ordre du jour du conclave, Etienne Tshisekedi ne s’est pas écarté de sa feuille de route de sortie de crise politique en RDC. Il a estimé que les élections devaient se tenir dans le respect de la Constitution, rapporte pour sa part La Prospérité.

L’épineuse question de comment aller au Dialogue politique, qui divisait jusque-là en deux les forces politiques de l’Opposition, fera l’objet des travaux en atelier, fait savoir le journal.

Et à l’issue du Conclave, les opposants devraient se mettre d’accord autour d’une liste de leurs délégués au Comité Préparatoire du Dialogue, renchérit le quotidien.

De l’avis du quotidien, il n’y a donc plus d’obstacle majeur à la tenue effective du Dialogue politique censé préparer l’organisation des élections dans un climat apaisé.

De son côté, L’Avenir fait savoir que certains opposants, fâchés du fait que l’ordre du jour du conclave n’a pas rencontré leurs attentes, vont regagner Kinshasa ce jeudi.

Le quotidien titre donc en manchette : «Fin des travaux du conclave des opposants en queue de poisson». Selon le journal, les opposants attendaient voir Tshisekedi cracher sur le dialogue. Mais, commente le quotidien, telle n’a pas été leur surprise d’entendre de la bouche du lider maximo lui-même prophétiser que «le dialogue, valeur fondamentale en démocratie et composante de l’ADN de notre peuple, demeure, comme nous n’avons cessé de le dire, la voie indiquée pour nous sortir de la crise».

A l’écoute de ce discours, les humeurs étaient telles que les gens se sont détestés et des injures auraient même étaient proférées, rapporte le tabloïd.

Cependant, à travers ce conclave de Bruxelles les opposants ont reconnu sans le savoir que le sphinx de Limete demeure le seul porte-parole de l’opposition politique en RDC, note le journal.  Chose qu’ils étaient incapables de reconnaître il y a quelques temps, fait remarquer le tabloïd.

www.radiookapi.net

Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Revue de presse-Le Phare: «Réunion de Bruxelles : dernier avertissement de l’UE à Kinshasa»

Revue de presse du mardi 24 mai 2016(Radio Okapi)

Les journaux de Kinshasa reviennent sur les recommandations des ministres des Affaires étrangères au  gouvernement de la RDC pour un processus électoral apaisé et crédible. Ils reviennent aussi sur le rapport confidentiel des experts électoraux onusiens qui estiment  que, sous certaines conditions, l’élection présidentielle est encore possible dans les délais constitutionnels en RDC.

Au cours de leur réunion de lundi 23 mai, les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne ont lancé un avertissement contre les radicaux qui bloquent le processus électoral et réduisent chaque jour l’espace politique en RDC, rapporte Le Phare.

Les chefs des diplomaties de l’UE ont exhorté le gouvernement congolais et toutes les parties prenantes, dont la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), à favoriser des conditions compatibles avec la tenue d’élections libres, transparentes, inclusives et pacifiques, avec en point de mire la présidentielle et les législatives nationales, rapporte le journal.

«Tout en prenant acte de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du 11 mai 2016, l’Union Européenne souligne qu’un gouvernement démocratique fonde sa légitimité sur des élections régulières et dans les délais stipulés par la Constitution», lit-on dans le communiqué final rendu public et relayé pat le quotidien.

Le tabloïd fait remarquer que l’UE demande à la Ceni de «communiquer, dans les plus brefs délais, un calendrier électoral révisé et des options qui permettent aux divers acteurs politiques de se prononcer sur la situation » et recommande aux acteurs politiques représentatifs de participer « d’urgence à un dialogue politique bref et précis afin d’arriver rapidement à un consensus».

Ce dialogue divise déjà les participants. Le facilitateur est boudé par certains acteurs qui exigent déjà son départ.  Forum des As renseigne que Steve Mbikayi de la Nouvelle Classe Politique et Sociale(NCPS), une plateforme de l’opposition favorable au dialogue, estime qu’au lieu de faciliter la tâche aux Congolais, Edem Kodjo est devenu un «complicateur».

Il demande au facilitateur du dialogue de quitter le sol congolais avant le 30 mai courant, sinon un «sit-in de toute l’opposition pro-dialogue sera organisé devant son bureau pour exiger son départ le plus rapidement possible», rapporte le journal. Pour la NCPS, conclut Forum des As, désormais, la sagesse et la neutralité du Facilitateur sont sujettes à caution.

La Prospérité voit plutôt en la démarche de Steve Mbikayi un règlement de compte. «Le Facilitateur ayant  pris la NCPS pour une quantité négligeable, Mbikayi va le lui faire payer», commente le tabloïd. Le journal constate que Mbikayi n’attend plus rien du diplomate togolais, partial à ses yeux, pas assez outillé pour débloquer la crise du processus électoral. Il envisage, d’ailleurs, précise le quotidien d’écrire à la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Zuma, pour solliciter le remplacement de Kodjo.

L’Avenir choisit l’extrait où Mbikayi rappelle qu’au Burundi Edem Kodjo a été remercié par la classe politique dans la facilitation de la crise politique pour ses positions très proches du pouvoir de Nkuruziza. En RDC, poursuit Mbikayi, il sera aussi renvoyé suite à « ses prises de positions très proches d’un parti de l’opposition (l’UDPS) et de la confusion qu’il entretient autour de son rôle de facilitateur».

Les journaux commentent aussi les divergences de vues entre la Ceni et le rapport confidentiel des experts Ă©lectoraux onusiens qui estiment  que, sous certaines conditions, l’Ă©lection prĂ©sidentielle est encore possible dans les dĂ©lais constitutionnels.

Forum des As indique que l’équipe des experts électoraux de l’ONU qui était en mission en RDC vient de rédiger un rapport confidentiel sur le processus électoral et sa substance prend à contrepied les affirmations de la Ceni en indiquant qu’il est possible de tenir le pari par en organisant la présidentielle dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire en novembre prochain, dans quelque 7 mois.

Cependant, précise le journal, cet exploit ne peut être concrétisé que sans une nouvelle opération de révision du fichier électoral. On irait alors aux élections avec le fichier de 2011 qui n’intègre pas les nouveaux majeurs et les Congolais de la diaspora, conclut le tabloïd.

Une vision des choses à laquelle la Ceni est opposée, révèle L’Avenir.

«D’ailleurs, les travaux conjoints Ceni-Mission d’évaluation ont été sanctionnés par un procès-verbal rédigé et endossé par les deux parties à la seule différence que les experts des Nations Unies ont refusé de signer le PV pour des raisons qui leur sont propres et la CENI n’a pas souhaité rendre publiques les conclusions de ce PV», rapporte le quotidien qui rend compte de la frustration des responsables de la Ceni.

www.radiookapi.net

Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Journée de la liberté de la presse : Une ONG demande de libérer la RTNC

 

L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), ONG de défense et de promotion de la liberté de a adressé une lettre ouverte intitulée « Libérez les médias » aux animateurs des institutions de la RDC, à la veille de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse ce 3 mai 2016.

Olpa a notamment demandé de libérer la Radiotélévision nationale congolaise, chaîne publique, de l’emprise d’un courant politique.

« En vous écrivant ce jour, OLPA veut attirer votre bienveillante attention sur la menace qui guette sans cesse cette liberté, un des piliers de la démocratie, au-delà des apparences qui font croire que la RDC est une terre des libertés où les médias disent ce qu’ils veulent », écrit l’ONG.

OLPA a rappelé que le Congo compte de dizaines des médias fermés pour diverses raisons parfois sans aucun fondement légal. Les pressions administratives, économiques et judicaires sont légion surtout en direction des organes de presse principalement ceux supposés être proches de l’opposition.

« Il n’est pas trop tard pour agir, ni de honte à rapporter certaines mesures liberticides. Il vous suffit d’être convaincu et vous le ferez bien », a également déclaré OLPA.

www.politico.cd

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Revue de presse-La Prospérité: «CENI : Nangaa sous haute surveillance de l’ONU et l’OIF»

Revue de presse du mercredi 27 avril 2016(Radio Okapi)

Les journaux kinois publient ce mercredi 27 avril 2016 les informations relatives à l’évaluation du processus électoral par des experts de l’ONU et de l’OIF, au message de John Kerry à Joseph Kabila, le dialogue politique qui traine le pas, et les hommages au premier vice-président de l’Assemblée Nationale.

La Prospérité rapporte que deux missions concertées de l’ONU et de la Francophonie sont en RDC pour évaluer le processus électoral. Le Chef de la mission concertée ONU-OIF, le Général Sangare, indique le quotidien, est venu identifier les domaines qui nécessitent une intervention en perspective des élections 2016. Ce qui fait dire au tabloïd que les tergiversations des politiciens sur la tenue du Dialogue politique national n’auraient aucun effet suspensif sur les délais constitutionnellement contraignants liés notamment, à l’organisation de la présidentielle et des législatives nationales en novembre 2016.

L’Avenir précise que l’objectif pour cette délégation d’experts est d’évaluer, avec les parties prenantes au processus électoral avec la CENI en tête, les différentes exigences logistiques, techniques et autres nécessitant l’appui de la Communauté Internationale.

Dans un autre registre, le même journal cite un communiqué du Département d’Etat américain qui relayait des propos du Secrétaire d’Etat américain John Kerry qui ont suscité une forte polémique dans la classe politique congolaise. Dans ce document publié après la rencontre entre le président Kabila et John Kerry, ce dernier a souligné qu’«une transition pacifique en RDC permettrait au Président Joseph Kabila de cimenter son héritage.»

Pour L’Avenir qui cite certains observateurs, la transition démocratique (qui correspond à une période de passation de pouvoir entre l’actuel président et son successeur) serait de 18 mois.

Le Phare fait une lecture différente des propos de John Kerry. Selon le journal, face à certaines dépêches de presse, qui affirmaient que les Etats-Unis auraient changé de position dans leur lecture de la situation politique en RDC et levé l’option de soutenir une transition d’au moins dix-huit mois, le porte-parole du Département d’Etat, John Kirby, a recadré les propos prêtés au Secrétaire d’Etat John Kerry.

S’agissant précisément de l’élection présidentielle, indique le quotidien, Les Etats Unis d’Amérique recommandent qu’elle soit organisée selon les prescrits de la Constitution et qu’à leur terme, le peuple congolais et le monde entier assistent,  pour la première dans l’histoire du grand Congo, à une passation civilisée du pouvoir.

Le dialogue et ses rebondissements alimentent toujours la presse de Kinshasa. « Dialogue : Kamerhe interpelle Tshisekedi », titre Forum des As. Le Dialogue national inclusif pourrait bien être le plus grand diviseur commun de l’Opposition, estime le journal.

Le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) prĂ©vient son collègue de l’UDPS du  » piège  » que reprĂ©sente, selon lui, le Dialogue convoquĂ© par le PrĂ©sident Kabila, et lui demande de se ressaisir rapporte le tabloĂŻd pour qui cette interpellation n’est pas bien perçue par le prĂ©sident de l’UDPS, qui a confirmĂ© son retour imminent au pays pour prendre part Ă  ce forum auquel il donne onction.

Dans un autre registre, L’Avenir consacre ses pages intérieures aux funérailles du  2ème Vice-président de l’Assemblée nationale Kombo Nkisi et à l’oraison funèbre du Président de cette chambre législative, Aubin Minaku pour qui il était un chef de famille attendrissant et rigoureux, un vrai fils du pays, consciencieux, et un homme d’un très grand cœur et d’une habileté remarquable.

Le Phare reprend un extrait du discours d’Aubin Minaku. «J’ai eu la chance en tant que président de l’Assemblée nationale, de compter parmi les membres du bureau que j’ai l’honneur de diriger un homme d’une aussi grande  valeur morale. Un homme qui était capable, quand il y avait des problèmes de trésorerie, d’utiliser ses propres moyens sans rien réclamer par la suite à la questure. Il ne sollicitait aucune faveur pour son propre compte si ce n’est que pour les autres », témoigne le président de la chambre basse du parlement.

www.radiookapi.net

Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Adieu Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, aka Papa Wemba !

wembaJules Shungu Wembadio Pene Kikumba, connu sous le nom de Papa Wemba, a dit dĂ©finitivement adieu Ă  la scène ce dimanche 24 avril. Le musicien congolais (RDC) avait Ă©tĂ© victime d’un malaise lors d’un concert en CĂ´te d’Ivoire samedi. Ce sont les organisateurs du FEMUA, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, qui ont annoncĂ© son dĂ©cès ce dimanche matin. Papa Wemba Ă©tait âgĂ© de 67 ans.

NĂ© en 1949 juin dans le KasaĂŻ-Oriental (RDC), Papa Wemba est un musicien charnière pour le continent africain. Dans les annĂ©es 1950, la rumba congolaise dominait le continent et si elle est toujours aussi prĂ©sente sur la scène africaine, c’est notamment grâce Ă  Papa Wemba.

Papa Wemba Ă©tait le fondateur du label Viva la Musica, en 1977, et on lui doit les tubes Analengo, en 1980, et plus tard Maria Valencia ou encore Yolele, emblèmes de la «world music». C’est le coup de pouce du musicien britannique Peter Gabriel qui le fait mondialement connaĂ®tre.

Le musicien a découvert et formé des générations de musiciens africains comme Koffi Olomidé.

On lui doit aussi la création de la SAPE, la Société des ambianceurs et personnes élégantes. Papa Wemba, devenu mondialement célèbre grâce au coup de pouce de Peter Gabriel, a été victime d’un malaise lors d’un concert à Abidjan, samedi 23 avril, dans le cadre du Femua 2016, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo.

L’annonce de la mort de Papa Wemba a suscité un émoi en RDC. Artistes, personnalités politiques et anonymes se sont précipités sur les réseaux sociaux pour réagir à la mort de cet immense artiste dont les chansons sont devenues des classiques de la musique congolaise.

« Au revoir Yaya »

Koffi Olomidé, qui a évolué aux côté de Papa Wemba avant de fonder son propre groupe musical, a fait part de son émotion à travers un message publié sur Facebook.
Sur le même réseau social, la chanteuse Barbara Kanam a aussi exprimé « tout le chagrin » qu’elle « ressent en ce moment ».

« Mon cœur est en miettes », écrit, pour sa part, Ferre Gola sur Intagram.

Fally Ipupa a également réagi sur le même réseau social.

« Un ami parisien »

Des artistes étrangers ont également réagi à l’annonce de la mort de Papa Wemba.

Le chanteur français Soprano regrette « une légende africaine et un ami parisien ».

« PAPA », écrit simplement son compatriote Kaaris.

Le footballeur camerounais, Samuel Eto’o regrette « ce monument d’Afrique » qui « a tant aimĂ© sa musique qu’il est parti en la servant ».

« Il a pris son envol vers les Ă©toiles, comme les plus grands rois. Papa Wemba s’en est allĂ© sur scène », a Ă©crit sur Twitter Claudy Siar, prĂ©sentateur de Couleurs Tropicales sur RFI qui a souvent interviewĂ© la star congolaise.
Lambert Mende, « choqué »

Des personnalités politiques congolaises ont aussi réagi à la mort de « Papa », comme l’appelait ses intimes.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, s’est dit choqué par « la brusque disparition du grand artiste ».

« J’ai perdu un grand frère », Ă©crit, de son cĂ´tĂ©, le dĂ©putĂ© de l’opposition Martin Fayulu.

L’ancien ministre de la Fonction publique, Jean-Claude Kibala, évoque sur Twitter « le gardien du temple de la rumba » qui « nous a dit au revoir sur scène ».

Incrédulité puis émotion

Sur les réseaux sociaux, plusieurs utilisateurs ont d’abord douté de l’information annonçant la mort de Papa Wemba.

Source: www.mediacongo.net

Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire