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La Fédération des radios de proximité du Congo(FRPC) reçoit l’appui d’OSISA pour la formation des journalistes

98281a_c2a9869aa77f49e29927d3f61d419cd8_jpg_srz_366_321_75_22_0_50_1_20_0Du 16 au 19 mars 2017,  dix journalistes de  radios membres de l’Union de radios de proximité de Kinshasa(URAPROK) ont suivi une formation sur la couverture médiatique du processus électoral en RDC.  Cette activité fait partie d’une série de huit formations que doit dispenser  la FRPC grace au financement d’OSISA pendant 12 mois.

Le projet concerne 8 provinces, à savoir : Kinshasa, le Kongo Central, la Tshopo, l’Equateur, le Kasaï-Oriental, le Kasaï central,  le Kwilu ainsi que  le Kwango.

Les journalistes renforcent leurs capacités en matière électorale, sur l’écriture radiophonique ainsi que sur les techniques de reportage. L’autre activité consistera en la couverture en synergie  de tout le scrutin par les radios impliquées dans  ledit projet.

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Les étapes pour devenir journaliste d’investigation

Les journalistes des pays en voie de dĂ©veloppement sont confrontĂ©s Ă  plusieurs des difficultĂ©s, dans les pays ; la lĂ©gislation sur l’accès Ă  l »information et  la protection contre les accusations de diffamation sont souvent inexistantes. Souvent, ils travaillent en petites Ă©quipes, avec chaque jour l’obligation de produire de quoi remplir les colonnes de leur journal.
C’est difficile à trouver le temps pour faire les investigations, mais c’est important aussi à rechercher les sujets complexe. Ça prend les ressources, et quand vous les avez trouvé, comment est-ce que vous commençez?
Voici les avis de International Centre for Journalists.
Les dix Ă©tapes sont:
* Une définition plus large du journalisme d’investigation
* L’indispensable feu vert de la rédaction
* Du bon usage des informateurs
* Comprendre son sujet
* Rechercher les documentations
* Sortir et observer
* Evaluer, encore et toujours
* VĂ©rifier et confirmer
* C’est parti pour un grand article: Organiser les documents
* Le journalisme d’investigation au quotidien: Trouver le temps
Les Ă©tapes au complet: http://www.icfj.org/sites/default/files/10_Steps_Investigative_Reporting_French.pdf
Source: Barza Info (Radios Rurales Internationales, Montréeal), 20 féf. 2017

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Parler au micro

La radio est un média particulier. A l’ère du tout visuel, où l’apparence physique tend le plus souvent à compter davantage que ce que l’on dit, la radio permet de se recentrer sur la voix, sur la parole, sur le langage.

C’est un média qui peut difficilement miser sur le spectaculaire. Contre le choc des images, on en revient au poids des mots. A la différence de la télévision, qui peut se contenter de divertir et surprendre, La radio doit intéresser son public.

Pour toutes ces raisons, préparer une intervention radio est à la fois délicat et stimulant. Voici 4 conseils si vous êtes amenés à intervenir sur les ondes :

1 – Posture et placement

La position et la posture du corps sont déterminantes lorsqu’on parle dans un micro, surtout s’il s’agit d’un micro fixe comme dans la plupart des studios d’enregistrement radio.

Pour avoir une voix forte et claire, se tenir bien droit afin de ne pas « casser » sa colonne d’air. Les pieds à plat sur le sol, légèrement écartés, les mains posées sur la table ou sur les cuisses, le buste et le port de tête à la verticale. Trouvez une position confortable sans vous affaler dans le siège (en arrière) ni vous étaler sur la table (en avant).

Se mettre bien en face du micro, et le maintenir à une distance raisonnable de la bouche, ni trop loin ni trop près. Si on se met à trop bouger, à se rapprocher puis s’éloigner brusquement ou encore tourner la tête alors qu’on est en train de parler, cela risque de créer des variations de volume importantes et des modulations non maîtrisées : désagréables à l’écoute, elles parasiteront votre message. Il est parfois préférable de parler exclusivement en direction du micro plutôt que vers les personnes auxquelles on est sensé s’adresser (journaliste, autres invités…).

Attention, même s’il s’agit d’une émission de radio, les petites caméras se multiplient et se glissent désormais partout. Vous devez donc aussi penser à votre image et au langage de votre corps. Par ailleurs, faites-vous à l’idée que l’on vous écoute et que l’on vous observe en permanence : ne vous relâchez pas, et soyez prudent avec les OFF !

2 – Ne pas se précipiter

En situation de stress, nous avons tendance à nous exciter, à nous précipiter, à parler plus vite que d’habitude. Il est d’autant plus important de poser sa voix à la radio. Pour cela, ne cherchez pas à en dire le plus possible le plus rapidement possible. N’essayez pas d’être exhaustif : concentrez-vous sur quelques messages clefs et prenez votre temps. Comme toujours, c’est la règle du KISS : il faut mieux dire moins mais dire mieux. Le but n’est pas de tout dire mais de donner envie d’en savoir plus. Les auditeurs intéressés pourront toujours aller sur un site internet que vous recommandez.

Voici une technique pour ceux qui ont tendance à bafouiller, à dire « heu » un peu tout le temps ou à trouver les « blancs » gênants : utilisez le silence comme une parole. Évitez de répondre du tac-au-tac mais donnez-vous toujours une petite seconde avant de réagir. De même, ponctuez vos interventions de quelques brefs silences. Ainsi, lorsque vous hésiterez vraiment, personne ne s’en rendra compte et tout le monde pensera que c’est votre « style » normal (tandis que si vous parlez très vite dès le début sans jamais vous arrêter, chaque arrêt qui se produira par la suite sera interprété comme la marque d’une hésitation ou d’un trou de mémoire…).

Ralentissez le débit mais ne négligez pas les modulations : pour mettre en valeur certains passages, mots ou formules, parlez tantôt avec une voix un peu plus grave, tantôt un peu plus aiguë ! Une voix monotone est l’une des pires choses à la radio… sauf peut-être pour s’endormir le soir…

Utile à faire pour s’échauffer : quelques exercices d’articulation. A l’écart, répétez une série de formules du type : « J’exige d’exquises excuses », « Un chasseur sachant chasser sans son chien », « Un banc peint blanc plein de pain blanc… », etc. Vous gagnerez en clarté dans la diction, et cela vous permettra d’éviter que votre langue ne fourche trop facilement.

3 – Être clair sur ses objectifs et la raison de sa présence

Pourquoi êtes-vous là ? Pourquoi est-ce vous qu’on a invité pour intervenir sur ce sujet ? En quoi êtes-vous légitime ? Quel message voulez-vous faire passer ?

Posez-vous les bonnes questions pour préparer au mieux votre intervention. Essayez avant tout de comprendre le rôle que l’on veut vous faire jouer : celui de l’expert, de la victime, du témoin, de l’institution… ? Refusez le mauvais rôle, et réagissez immédiatement si le journaliste essaye de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit.

Cependant, ne vous trompez pas de cible : le journaliste n’est pas votre ennemi. Il ne cherche pas forcément à vous piéger. Ne vous mettez pas vous-même dans le rôle du persécuté, de la victime ou de l’incompris ! Ce n’est pas le journaliste que vous devez convaincre, ce n’est pas (seulement) à lui que vous devez transmettre votre message mais à tous les auditeurs que vous touchez à travers lui : évitez donc de vous braquer si l’interview ne se passe pas comme vous voulez, restez courtois, affable, et conservez ainsi la sympathie du public.

4 – S’exprimer avec aisance

La base d’une bonne intervention reste toujours la maîtrise du sujet abordé. Ne vous engagez pas sur ce que vous ne connaissez pas, n’essayez jamais de faire illusion. Dans le pire des cas, reconnaissez vos lacunes et préférez dire que vous ne savez pas, plutôt que de vous retrouver vous-même piégé…

Maîtriser un sujet ne veut pas dire être trop technique. Efforcez-vous au contraire de vulgariser au maximum : utilisez des comparaisons, des métaphores, des images et des exemples concrets. Faites appel à l’émotionnel, développez votre storytelling. Rappelez-vous que vous ne vous adressez pas forcément à un panel d’experts et de spécialistes, mais à un auditoire très large !

Préparer une intervention ne doit pas consister à la rédiger intégralement, à la virgule près ! Au contraire, évitez le plus possible de vous plonger dans vos notes. A moins qu’il ne s’agisse d’un communiqué ou d’une déclaration, ne lisez pas au micro. Il est préférable d’avoir une expression peut-être un peu hésitante mais naturelle et spontanée plutôt que d’entendre quelqu’un lire ou réciter par coeur son texte.

N’oubliez pas de vous présenter au début de votre intervention (si vous estimez que le journaliste ne l’a pas fait convenablement, ou de façon pas assez « objective »), de saluer les auditeurs, ainsi que remercier en début et fin d’émission. Terminez si possible par un appel à l’action : « rendez-vous sur tel site internet », « réunion/manifestation tel jour à telle heure », etc.

Bien sûr, ces conseils s’appliquent aussi bien pour tout type d’interview, d’entretien et de discussion. Mais ils sont d’autant plus décisif dans le cadre d’un passage radio. Les conseils sur la posture et la voix vous serviront aussi dans la réalisation d’un podcast, et plus généralement chaque fois qu’il vous faudra utiliser du matériel microphonique.

www.http://coacheloquence.com

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Facebook lance le “Projet journalisme Facebook”

facebook-4Silicon Valley, 16 janvier 2017 (El País). Facebook s’engage pour un journalisme de qualité grâce à des projets réalisés avec les médias principaux du monde entier.

Le plus important réseau social du monde, qui compte plus de 800 millions d’utilisateurs, a lancé un nouveau projet appelé « Facebook Journalism Project » (Le projet de journalisme de Facebook), qui est défini par l’entreprise comme « un nouveau programme pour établir des liens forts entre Facebook et l’industrie de l’information ».

« Nous allons travailler avec les organisations de presse pour développer des produits, nous voulons apprendre des journalistes sur la façon d’être de meilleurs partenaires et voulons travailler avec les éditeurs et les éducateurs sur la façon dont nous pouvons équiper les gens avec les connaissances dont ils ont besoin pour être des lecteurs informés », explique Facebook dans un communiqué.

Le géant du numérique veut se distinguer des autres en soulignant les informations réelles et vérifiées, tout en expérimentant de nouveaux formats.

Le Journalism Project será basé sur trois piliers : le développement de nouveaux produits de Facebook en collaboration avec des médias, le développement de nouveaux outils pour les journalistes et l’identification des fausses actualités et des rumeurs sur les réseaux sociaux.

Facebook a également mentionné souhaiter trouver un moyen de soutenir les médias locaux et indépendants, permettre aux médias dont les services sont accessibles selon un abonnement payant d’offrir aux membres du réseau social une période d’essai gratuite, explorer les options de monétisations en permettant notamment d’inclure des pauses publicitaires lors des diffusions de vidéo en direct, et inviter les programmeurs à participer à des hackathons ayant pour objectif de trouver des moyens permettant de promouvoir l’information authentique.

www.signis.net

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Grands principes radio

La radio est un média « chaud ». Chaud au sens où il donne l’information à chaud, à vif, quand l’événement se passe. Chaud aussi au sens où c’est un homme, une femme, qui parle à d’autres hommes, d’autres femmes, jeunes, adultes ou anciens. Une voix. Mais il faut se méfier de la rapidité. On ne colporte ni rumeur, ni on-dit ; toute information doit être absolument vérifiée. L’Histoire nous a montré jusqu’où pouvait mener le non-respect de l’exactitude et de l’objectivité.

Le ton en radio

Nous parlons dans la vie. En radio, nous parlons plus lentement. Mais nous devons faire naître des images, raconter, décrire. Nous devons être vivants, pas des machines à dire. Il faut trouver un style simple qui corresponde à soi-même. En quelques mots un reporter peut vous décrire une place vide quittée précipitamment par une foule, et vous la voyez ! Avoir un style, une présence à l’antenne, demande de travailler sans cesse sur soi-même.

Le respect des personnes

Notre métier est de donner la parole aux autres, leur permettre de s’exprimer. Le public a droit à la vérité. Mais tout individu a droit à son honneur et à sa vie privée. En Europe et aux Etats-Unis, des lois très sévères condamnent la calomnie et la diffamation.

L’exactitude

Vérifiez tout. Vérifiez l’information que vous a donnée une première source auprès d’une deuxième source. Si vous avez un doute, vérifiez encore. Vous parlez à l’antenne de « faits avérés ». Soyez précis, au mot près, pour une citation d’homme politique par exemple.

L’équilibre

Efforcez-vous de donner les différents points de vue, notamment dans le cas d’une question controversée, sociale, politique, économique…

La clarté

L’immense majorité de vos auditeurs a des préoccupations de survie. Son langage est simple. Si vos auditeurs ne parviennent pas à vous comprendre, vous aurez fait tout votre travail de recherche en vain.

Pas de commentaire

Le commentaire est un jugement de votre part, une opinion. Vous n’êtes pas là pour ça. Contentez-vous des faits.

Protection des sources

L’information du public passe par la recherche de la vérité. La diffusion de certaines informations délicates peut déplaire à des personnes ou des organisations de toute nature. Pour pouvoir rendre publiques ces informations délicates, il faut parfois garantir aux personnes qui s’expriment à l’antenne que leur identité restera confidentielle. Dans un tel cas de figure on dit que le journaliste doit « protéger ses sources d’information », c’est-à-dire garantir aux personnes qui lui donnent des informations qu’elles le font en toute confidentialité. Attention : cette procédure s’utilise de façon exceptionnelle, dans des cas très précis où cette technique est le seul moyen de diffuser une information capitale.

Restez en contact avec votre rédaction

Cela vaut en zone de conflit, mais aussi en période de paix. A la station, les présentateurs, le rédacteur en chef ont besoin de savoir où vous en êtes pour la préparation du journal.

http://www.24hdansuneredaction.com

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Le vocabulaire du web

Il existe quantités de termes en usage sur internet. Certains ont un cycle de vie aussi court que la mode d’un printemps, d’autres restent. Voici une sélection, forcément subjective mais, nous l’espérons, durable…

Adresse IP (internet protocol) : elle correspond à un numéro d’identification qui est attribué à chaque branchement d’appareil à un réseau informatique utilisant le protocole internet http (Hypertext transfer protocol ou protocole de transfert d’hypertexte), soit le protocole de communication utilisé entre le client (votre navigateur web) et le serveur (la société d’hébergement qui stocke et gère les pages web des sites).

CMS (content management system) : le système de gestion de contenu (SGC) est un type de logiciel qui permet de gérer une pluralité de contributeurs, de contenus et d’applications multimédias, de manière dynamique, dans un environnement web.

Data-journalisme : traitement journalistique des bases de données (BDD) articulé autour d’une exploitation statistique adéquate validant une hypothèse de causalité pour expliquer un phénomène, suivi d’une visualisation pédagogique des résultats.

Fact-checking : pratique importée des Etats-Unis ( au New York Times en particulier) de vérification des informations (faits, citations, dates, lieux, etc…) rapportés par un journaliste. Par extension, ce dispositif utilisant sa communauté d’internautes s’étend aussi au discours des responsables politiques ou de tous autres acteurs de l’actualité qui énoncent publiquement faits présentés comme des vérités.

FAI (fournisseur d’accès internet) :organisme ou entreprise qui propose une connexion au réseau internet, la plupart des FAI étant des sociétés spécialisées dans les télécommunications.

Internet : à la fin des années 60, dérivé du terme américain « internetting » (interconnecter des réseaux). Internet est donc le réseau des réseaux, le World Wide Web (www) n’étant qu’un de ces réseaux d’échanges électroniques.

Live Blogging (LB) ou Live Tweetting (LT) : session de traitement d’un événement en direct, soit sur un site d’information (LB), soit via le réseau de micro-blogging Twitter (LT).

Neutralité du Net : terme forgé en 2003 dans un article de Tim Wu, où la neutralité du réseau est défini comme un principe fondateur qui exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau.

Open Data : littéralement les « données ouvertes », mouvement philosophique et d’influence revendiquant l’accès libre aux données publiques contrôlées par les administrations et collectivités publiques, considérant que ces données sont un bien public à la disposition de tous les internautes.

Pure-player : site internet présent sur le web sans être adossé à un média traditionnel. La plupart d’entre eux sont élaborés sur la base d’un rapport de proximité renforcé avec leur audience, utilisant à plein les méthodes du participatif.

SEO (search engine optimization) : ensemble des processus, technique ou rédactionnel, permettant d’améliorer le référencement d’un site sur les moteurs de recherche.

Tag ou hashtag : corpus de termes associés à un contenu éditorial qui permet de catégoriser les articles, favorisant ainsi la recherche sémantique. Le hashtag (symbolisé par un # suivi du terme retenu) est la version Twitter du tag.

Troll : internaute intervenant de manière discourtoise, provocatrice et outrancière dans un fil de discussion dans l’unique but de « pourrir » le débat. Remède : ne répondez jamais au troll (don’t feed the troll).

http://www.24hdansuneredaction.com/web/

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La vérité… au pluriel

Informer, c’est renseigner. Le renseignement donné doit être exact. S’il est inexact l’information n’en est pas une; elle est mensonge. Informer, c’est mettre en forme le renseignement fourni. Si cette mise en forme déforme le contenu du renseignement, il y a manipulation. Le premier devoir du journaliste professionnel est de servir le droit des gens à l’information honnête.

La vérité doit être respectée

Respecter la vérité, c’est porter une attention scrupuleuse à la réalité des faits. Les faits observés, même quand on les observe soi-même, peuvent être trompeurs. Il faut prendre le temps de comprendre ce que l’on observe pour ne pas se tromper sur la signification exacte de ses observations.
Exemple : dans la rue, je vois un homme en frapper un autre. La scène apparaît limpide: je vois un agresseur et un agressé. Mais n’y a-t-il pas autre chose derrière les apparences de cette scène ?

Procédure d’identification

Il y a une procédure méthodique à suivre pour identifier la vérité des faits observés afin de les rapporter aussi honnêtement que possible.

Quand l’observation est directe :

  • Garder Ă  l’esprit que ce que l’on voit n’est qu’un morceau de vĂ©ritĂ©,
  • S’interroger sur le sens rĂ©el de ses observations,
  • Confronter ses observations Ă  celles des autres tĂ©moins («Avez-vous vu ce que j’ai vu? Je ne suis pas sĂ»r d’avoir bien vu: qu’avez-vous vu ?»),
  • Replacer les faits dans leur continuitĂ©,
  • Situer les faits dans leur contexte,
  • Mettre en forme les faits sans les sĂ©lectionner, ni les tronquer, ni les interprĂ©ter,
  • Faire relire son article pour vĂ©rifier que son contenu ne provoque pas une comprĂ©hension incorrecte.

Quand l’observation est indirecte :

  • VĂ©rifier la fiabilitĂ© des tĂ©moignages,
  • Recouper les affirmations des tĂ©moins,
  • Solliciter les sources officielles,
  • Recourir aux formules de prĂ©caution: «Selon la police…», «Selon un tĂ©moin…».

La vérité doit être recherchée

Quand des intérêts particuliers ou collectifs s’opposent à la procédure d’identification de la vérité le devoir civique du journaliste est de la rechercher. Mais la recherche de la vérité ne justifie pas de recourir à n’importe quel moyen. Le respect de la vie privée et le respect de la dignité humaine font partie des normes du journalisme professionnel. En outre, dans les affaires d’intérêt public la recherche de la vérité est légitime, mais le journaliste n’est ni un policier ni un juge, ses moyens d’investigation restent limités. Il doit le savoir et l’accepter.

Opposer la transparence aux camouflages chaque fois que les entraves à la recherche de la vérité sont manifestement volontaires.

  • Demander des explications par courrier.
  • Exposer aux lecteurs ses difficultĂ©s.
  • Tenir l’agenda de ses recherches.
  • Archiver les preuves de sa bonne foi.
  • Rectifier ses erreurs.
  • ReconnaĂ®tre ses torts.

Pas d’obsession !

Il arrive, pour le journaliste confronté à l’accumulation des obstacles, que la recherche de la vérité devienne une obsession. L’envie de la détenir comporte alors le risque de la déformer soi-même si, une fois découverte, elle ne correspond pas à l’attente du lecteur. Ce risque existe surtout quand le journaliste oublie son devoir d’impartialité pour privilégier une hypothèse : s’il n’intègre pas dans ses articles les faits qu’il découvre lorsque leur découverte ne confirme pas sa thèse, le journaliste commet une malhonnêteté. La vérité absolue n’existe pas.

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Bien utiliser les sources d’information

La fiabilité de l’information passe par la relation que le journaliste entretient avec ses sources. Même si les rédactions sont de plus en plus sollicitées par les sources qui ont des messages à communiquer, le journaliste reste absolument indépendant de ses sources, qu’il doit consolider et renouveler pour être crédible auprès des téléspectateurs.

L’accès aux sources

  • Avoir un vrai carnet d’adresses :

La qualité du carnet d’adresses et l’étendue des contacts personnels du journaliste vont servir son efficacité et sa crédibilité.

  • Alimenter un fichier de personnes-ressources :

Ce fichier, partagé avec l’ensemble de la rédaction, permet de choisir l’interlocuteur le plus fiable ou le plus original, l’expert pertinent pour chaque reportage. Régulièrement tenu à jour, il permet de vérifier que la rédaction ne sollicite pas toujours les mêmes interlocuteurs.

  • Entretenir des contacts rĂ©guliers avec les sources institutionnelles :

Les institutions, les organisations politiques, les associations sportives ou autres, communiquent en permanence. Sans relayer ces sources institutionnelles, le journaliste doit trouver des informateurs et lire les communiqués officiels pour connaître les décisions stratégiques et s’informer à la source.

  • Appeler les permanences des pompiers, de la police, des gendarmes :

Pour le journaliste, c’est un moyen efficace au quotidien pour être informé rapidement des événements, des faits divers et manifestations…

  • RepĂ©rer toutes les sources d’informations publiĂ©es dans la presse :

Ces sources donnent des pistes de traitement mais ne doivent pas être systématiquement exploitées.

  • Rester en alerte grâce aux dĂ©pĂŞches des agences de presse :

C’est un des outils de base pour rester informé sur les événements locaux, nationaux ou internationaux, et rechercher leur déclinaison possible en fonction de la rédaction à laquelle on appartient.

  • Faire une veille ciblĂ©e Ă  travers les sites sur Internet et les rĂ©seaux sociaux pour trouver de nouvelles sources d’information.

La relation aux sources : de la moins  fiable à la plus fiable.

Le journaliste n’est pas à l’initiative de l’information. Il a été sollicité pour couvrir un événement ou diffuser une information : il est passif. Le journaliste sollicite les informations dont il a besoin. Il a l’initiative de l’information : il est actif.
Le journaliste dispose d’une unique source d’information. Risque important de faire un traitement promotionnel ou un publi-reportage. Risque de se faire piéger et de faire de la promotion sans s’en apercevoir.
Le journaliste a recoupé plusieurs sources d’information. Risque limité de tomber dans le reportage promotionnel mais rester vigilant. Plus grande valeur ajoutée par le journaliste. 

Une information doit être recoupée au moins deux fois pour être considérée comme fiable.

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L’écriture web, c’est quoi ?

Bien écrire sur le web, ce n’est pas simplement l’addition des techniques en usage sur les réseaux. Autrement dit, l’usage d’une technique, quelle qu’elle soit, doit être justifiée par la plus-value informative apportée au lecteur. Sans plus-value, la technique n’est rien.

Définition de l’article web

L’article web est plus court que les autres. Qu’il soit écrit, audio ou vidéo, il s’inscrit majoritairement dans des formats restreints, parce que l’attention du lecteur sur un écran  est plus aléatoire : pas plus de 6000 signes, d’une minute de son ou de trois minutes en vidéo. Au-delà, l’exercice nécessite une grande mise en scène de l’information. Et si vous dépassez ces formats, vous ne serez pas intégralement lu par les internautes.

L’article web est donc plus court et avec de très nombreuses entrées, de façon à capter et maintenir l’attention du public. Il se définit aussi par l’usage du « rich médias » , c’est-à-dire l’ensemble des techniques offrant de la diversité à l’article (mélange des médias) et de la profondeur au texte (liens interne et externe), en s’adaptant au mieux aux contraintes de la navigation en ligne.

Pourquoi mettre de la photo, du son ou de la vidéo ?

Le journalisme en ligne suppose de se poser en permanence la question : quel média est-il le plus adapté pour rendre compte d’une situation ? Dans l’ensemble :

  • l’écrit reste prĂ©pondĂ©rant et le plus simple des mĂ©dias.
  • le son est souvent le mĂ©dia du reportage, du portrait ou de l’entretien.
  • l’image (photos ou vidĂ©os) permet de mieux rendre les sujets « collectifs », type manifestation, Ă©vĂ©nements, sĂ©quences d’action oĂą interviennent plusieurs personnages.

Une fois la réponse obtenue, il faut évaluer rapidement si vous êtes en mesure, techniquement, de répondre à l’enjeu. C’est pourquoi toute rédaction web doit pouvoir enregistrer du son, de l’image et de la vidéo pour ensuite traiter cette matière et la mettre en ligne. La simplification des appareils et la baisse de leur coût rend aujourd’hui accessible ces techniques, quitte à avoir recours à un matériel grand public (smartphone, camescope, dictaphone).

Les journalistes multimédias doivent-ils savoir tout faire ?

Parfois décrits comme les « Shiva de l’information » (du nom de la divinité indienne à trois yeux et quatre bras) capables de tout faire, les journalistes multimédias doivent être en mesure de maîtriser chacune de ces techniques, sans pour autant les utiliser toutes en même temps. Dans la pratique, c’est d’ailleurs impossible : oubliez ceux qui prétendent être capables de tout faire en même temps. Cela n’existe pas. En revanche, il est primordial de faire un choix technique avant de partir sur le terrain, quitte à changer en cours de route, si jamais les circonstances l’exigent.

http://www.24hdansuneredaction.com/web

 

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Le flash radio

Flash, en anglais, veut dire éclair, comme le flash de l’appareil photo. Pour la radio, les Anglo-saxons préfèrent le terme de news flash, un coup d’oeil rapide sur les dernières nouvelles. L’actualité évolue. Lors de grands événements, elle bouge même d’heure en heure. Le flash radio a pour fonction de donner les derniers rebondissements. Il indique, il annonce, il ne développe pas. C’est un mini-journal de brèves sans titres.

DĂ©finition

Le flash est un rendez-vous d’actualité, comme le journal. Sa fonction est de donner les nouvelles aux auditeurs. Il existe pourtant d’importantes différences entre le flash et le journal radio.

Durée du flash

Première particularité : un flash est un rendez-vous d’actualité très court. C’est d’ailleurs cette brièveté qui vaut son nom au flash. Une radio FM faisait récemment la publicité de ses flashs en disant qu’ils offraient aux auditeurs « Le tour du Monde en 90 secondes ». Un flash dure de une à trois minutes.

Fréquence

La plupart des radios ont des flashs toutes les heures. Toutes les demi-heures pour les radios d’information continue, avec même des titres tous les quarts d’heure. C’est un choix de la radio, selon ses moyens. Elle suppose plus de deux journalistes par jour assis derrière leur écran à surveiller les dernières nouvelles, à rester en contact avec les reporters sur le terrain…

Forme rédactionnelle

Un flash est constitué uniquement de brèves. La seule marge de manœuvre du présentateur pour travailler le rythme de son flash, c’est de varier la longueur de ses brèves. Certaines informations sont dites en cinq secondes, d’autres peuvent exceptionnellement dépasser vingt secondes. Un flash permet de donner au maximum de 6 à 10 informations.

Contenu Ă©ditorial

Parce qu’un flash est court, il survole l’actualité. Seules les informations les plus importantes ont leur place dans un flash. Il faut aller à l’essentiel. Il est impossible de développer un sujet, une analyse ou d’y faire un commentaire.

  • Les faits d’abord. La nouveautĂ© sur ce qui se passe. C’est l’ouverture du flash.
  • Une information qui tombe Ă  9h45 doit avoir sa place dans le flash de 10h.
  • Cette mĂŞme information peut très bien ne pas apparaĂ®tre dans le journal de 13h, parce qu’elle n’est pas capitale, mais elle Ă©tait importante Ă  10h.

Dans un flash, on peut aussi après les informations principales :

  • Annoncer le dossier qui sera dĂ©veloppĂ© dans le journal de la mi-journĂ©e ou du soir (promotion du travail de la rĂ©daction).
  • Donner des informations pratiques : circulation, mĂ©tĂ©o, annonces de rĂ©unions, rĂ©sumĂ© de circulaires administratives (proximitĂ© avec les auditeurs).
  • Eventuellement diffuser un son très court ou un papier selon l’apprĂ©ciation du prĂ©sentateur et l’importance de l’actualitĂ©.
  • Terminer par une annonce de spectacle, concert, ou une petite histoire lĂ©gère (pour passer l’antenne au programme avec le sourire).

http://www.24hdansuneredaction.com/radio

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